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Regards croisés France-Québec sur les événements écoresponsables. Les BIS, c’est quoi?

Un texte de Sara Courcelles, conseillère en développement durable au CQEER.

À chaque 2 ans, se tiennent à Nantes les Biennales Internationales du Spectacles, communément appelées les BIS. Une foule de gens de l’industrie s’y rencontre pour échanger, tisser des liens et brasser des affaires.

Les BIS, c’est qui?

  • 14 602 participants (+8 % par rapport à 2018)
  • 449 exposants
  • Plus de 120 débats, forums et ateliers
  • 48 pays participants
  • 264 producteurs et tourneurs présents
  • 3007 artistes et spectacles

Pourquoi le CQEER aux BIS?

La place du développement durable dans le domaine du spectacle est en hausse. Une salle de conférence des BIS était d’ailleurs entièrement consacrée à ce thème. Baptisé « L’Espace DD », ce lieu n’a pas dérougi pendant les 2 jours de l’événement! Une programmation remplie de conférences sur des thèmes bien spécifiques (vaisselle, tri des déchets, gobelet consigné,…) et la parution de l’annuaire du développement durable, condensé de celles et ceux qui proposent des services dans les domaines de la culture et du développement durable en France a attiré une foule nombreuse.  Pour consulter la programmation complète et vous en inspirer : https://www.bis2020.com/programme/espace-dd/.

Le CQEER était présent pour enrichir ses connaissances, mais également pour partager ce qui se fait de ce côté-ci de l’océan. Environ une trentaine de personnes se sont déplacées pour en entendre davantage sur les actions du CQEER. Les participant(e)s ont été étonné(e)s de découvrir l’étendue de notre activité dans le milieu culturel!

Qu’y a-t-on appris?

Force est de constater que nos cousins ont une longueur d’avance quant à la sobriété énergique lors des festivals et événements.  Les enjeux de la maîtrise énergétique dans le spectacle ont d’ailleurs été le sujet de quelques-uns des ateliers présentés à l’Espace DD. Est-ce parce que notre énergie est renouvelable et dite  »propre » et qu’elle n’est pas très coûteuse que nous ne sommes pas aussi avancés en la matière? Toujours est-il que des propositions intéressantes voient le jour, comme PikiP solar speakers. Leur philosophie?  »L’énergie la plus écologique est celle qui n’est pas consommée ».

Ensuite, sans vouloir renforcer l’image du français fier de son terroir et des produits qu’il a à offrir, impossible de ne pas avoir remarqué l’espace prépondérant qu’occupe la gastronomie locale. Ainsi, les événements tenus sur le sol français semblent d’abord faire la place aux petits producteurs locaux d’aliments et de boissons. Dans les dernières années, le Québec a fait beaucoup de progrès dans ce domaine, mais il reste sans doute du chemin à parcourir. Il faudra réfléchir aux façons de participer à cet essor et de développer ce réflexe chez nos organisateurs et promoteurs d’événements.

Les BIS ont également été le lieu où l’initiative Drastic on Plastic a été lancée sur le territoire français. Plus de 60 festivals et événements se sont ainsi engagés à éliminer les plastiques à usage unique. Menée par Le Collectif des festivals, ce projet inspiré du Royaume-Uni est prometteur et permet d’outiller les organisateurs d’événements afin qu’ils puissent prendre les bonnes décisions.

En terminant, nos rencontres avec des partenaires tels que le REEVE, le Collectif des festivals ou encore la Koncepterie sont précieuses et participent grandement a élargir nos compétences et nous permettre de trouver des pistes de solutions pour les organisateurs d’événements soucieux de leurs impacts. La prochaine fois que l’on se reverra, nous aimerions bien que ce soit au Québec! Nous vous tiendrons bien entendu au courant de leur venue pour que vous veniez les attendre!